Vivre dans l’abstinence : Un guide vers les outils FA
Introduction
Ce livret représente la sagesse collective et l’expérience des membres FA qui ont acquis des décennies d’abstinence continue. Il décrit les pratiques quotidiennes que les membres FA utilisent pour être libérés des fringales, des compulsions et de l’obsession liés à la dépendance. Nous nommons ces pratiques les « outils de FA ». Chaque outil est essentiel. Utilisés ensembles chaque jour, ces outils nous aident à vivre les Douze étapes du rétablissement —à vivre dans l’abstinence— afin que nous puissions atteindre et maintenir une abstinence heureuse et continue, exempte de dépendance alimentaire, et ce, un jour à la fois.
Nous venons à notre première réunion FA pour de nombreuses raisons. Peu importe les circonstances, plusieurs d’entre nous recherchons un régime. Nous sommes peut-être surpris de recevoir des suggestions qui débordent du cadre d’un plan alimentaire. Toutefois, nous nous apercevons bientôt que changer ce que nous mangeons ne suffit pas. Nous entendons des histoires sur l’addiction—la peur, le doute, l’insécurité, la compulsion physique, et l’obsession mentale qui nous ont poussé à manger.
Nous comprenons que nous sommes dépendants à la nourriture, et que nous avons besoin d’un nouveau mode de vie.
Abstinence
Par le passé, manger de façon addictive était notre plus commune réaction à la vie. Nous obtenons l’abstinence d’une façon de manger addictive en pesant et en mesurant nos aliments et en s’y engageant auprès de notre parrain ou notre marraine FA. Nous avons trouvé que nous devons nous abstenir complètement de manger du sucre et de la farine.
1. Un plan alimentaire quotidien. Peu importe combien profonde est notre connaissance de soi, ou combien forte est notre volonté, nous trouvons que nous n’avons pas la force d’arrêter de manger de façon addictive sans aide. Avec l’aide de nos parrains et marraines, nous rédigeons chaque jour un plan alimentaire et nous nous y engageons afin de savoir quoi, quand et combien nous mangerons. Si nous avons des problèmes médicaux, nous expliquons à nos médecins que nous sommes en rétablissement de la dépendance et discutons avec eux de la structure de notre plan alimentaire.
2. Peser et mesurer. Quand nous pesons et mesurons nos aliments, nous les encadrons. Les plans alimentaires écrits, les balances digitales et les cuillères à mesurer enlèvent la devinette entourant le choix de quantités de nourriture. Nous découvrons bientôt que nous sommes soulagés de manger seulement et exactement ce que nous nous étions engagés à manger—on ne lèche pas la cuillère, on ne goûte pas, on ne mange ni plus ni moins que ce qui est dans notre plan alimentaire. Paradoxalement, nous sommes satisfaits.
3. Planifier à l’avance. Si nous planifions chaque journée de manière à appuyer notre abstinence, nous planifions notre succès. Les suggestions pour une abstinence solide comprennent manger à des intervalles réguliers sans attendre trop longtemps entre les repas, préparer des repas pour emporter quand nous ne pouvons pas manger à la maison, et faire des listes d’aliments à acheter pour réduire le nombre de fois que nous devons faire les courses chaque semaine.
4. Une alimentation simple. Avant de joindre FA, nous étions peut-être des gourmets ou nous passions des heures à regarder des émissions culinaires à la télévision, mais la plupart d’entre nous constatent aujourd’hui que plus notre alimentation est simple, plus notre liberté est grande.
5. Les limites. Comme dépendants portés à grignoter ou à s’empiffrer, nous avons besoin d’un début et d’une fin clairs pour nos repas. Une petite tâche ou une conversation rapide peut facilement devenir une absence d’une demiheure éloignée de la table ; ainsi nous mangeons assis, sans interruption, plutôt qu’en marchant, en se tenant debout à un comptoir ou en conduisant une voiture. Plusieurs d’entre nous ont trouvé qu’une bonne cuillerée de lait—même pesée et mesurée—nous a mené à siroter d’interminables tasses de café ou de thé, nous buvons donc du lait comme du lait et gardons nos boissons chaudes nature. Un moment de calme avant et après les repas permet de définir des limites claires à notre alimentation.
6. Restaurants. Nous aimons manger de temps en temps au restaurant, mais nous n’emportons pas nos balances ou nos cuillères à mesurer. Dans la mesure du possible, nous consultons le menu à l’avance. Une fois assis, nous demandons à notre Puissance supérieure de nous aider à commander des aliments simples et abstinents et à enlever tout ce qui dépasse notre portion habituelle. Nous pouvons également demander les ajustements nécessaires. Nous disons au serveur « S’il vous plaît, enlevez les croûtons de ma salade et mettez la vinaigrette à part ». En se rappelant que moins c’est plus et qu’il y a toujours un autre repas qui arrive, nous n’emportons pas de nourriture supplémentaire dans un restaurant, et une fois que nous sommes partis, le repas est terminé.
7. Taille et poids. Le programme FA et notre plan alimentaire quotidien nous libèrent pour toujours du besoin de faire des régimes et d’être obsédés par notre taille. Comment ? Nous restons abstinents, nous pratiquons la gratitude pour notre santé, et nous faisons confiance aux conseils de notre parrain ou marraine en ce qui concerne notre poids. En montant sur la balance aux intervalles suggérés, nous cessons de nous concentrer sur les chiffres et nous apprenons à accepter notre propre corps.
Parrainage
Nous demandons à un parrain ou une marraine FA de nous guider à travers le programme de rétablissement à tous les niveaux : physique, mental, et spirituel. Notre programme est basé sur l’attrait. Trouvez un parrain ou une marraine qui a ce que vous recherchez et demandez-lui comment il ou elle l’a obtenu.
1. Conseils et appui. Personne ne peut faire ce programme seul. Afin de demeurer abstinent, nous avons besoin des conseils concrets et de l’appui continu d’un parrain ou d’une marraine dont le rétablissement nous inspire confiance. Les parrains et marraines nous aident d’abord en expliquant quels aliments sont abstinents et lesquels il faut éviter, en nous dirigeant vers une honnêteté rigoureuse. Ils écoutent lorsqu’on s’engage à respecter notre plan alimentaire chaque jour. Au début, quand nous arrivons à FA, nous parlons en général à notre parrain ou notre marraine pendant 15 minutes chaque jour. Pour plusieurs, cette pratique continue un certain temps—pendant que nous grandissons dans notre rétablissement—jusqu’à ce que nous soyons prêts à des contacts moins fréquents.
2. Accepter le don. Se faire parrainer ou marrainer c’est un privilège, une occasion d’apprentissage, et un exercice d’humilité. Pour rester abstinent, nous demandons des suggestions et de l’aide. Nous en profitons le plus quand nous appelons toujours à l’heure et quand nous évitons le multitasking. Peu importe nos réactions immédiates, nous essayons de garder l’esprit ouvert plutôt que de prétendre que nous savons ce qui est le mieux. Après tout, nos pensées les plus fines nous ont mené vers la dépendance alimentaire.
3. L’honnêteté personnelle. Dans FA, nous cherchons un mode de vie qui n’est pas centré sur la nourriture ou le poids et qui nous permet de faire face à nos problèmes sans manger de façon addictive. Afin de rester abstinent, nous parlons à nos parrains ou nos marraines de tous les sujets qui peuvent nous préoccuper. « En parlant de nous-même, sans retenue, en étant prêts à prendre des conseils et à accepter d’être guidés, sommes-nous capables de nous engager sur la route d’une pensée claire, d’une solide honnêteté et d’une humilité authentique ». (Les Douze Étapes et les Douze Traditions. Alcoholics Anonymous World Services, 2017, édition en français).
Réunions
Nous assistons aux réunions, où nous partageons notre expérience, notre force et notre espoir avec autrui. Nous avons trouvé qu’à moins de donner aux nouveaux arrivants ce que nous avons reçu du programme, nous ne pouvons le garder pour nous.
1. S'engager envers les réunions. L‘abstinence étant notre priorité, les réunions deviennent également une priorité. Nous choisissons des réunions spécifiques, nous nous y engageons et nous planifions tout le reste en fonction de ces réunions. Plus notre engagement est profond, plus notre rétablissement est solide.
2. Les réunions comme médicaments. Beaucoup d’entre nous ont eu recours à la nourriture pour se sentir mieux. Aujourd’hui, nous assistons aux réunions FA pour en savoir plus sur la dépendance alimentaire et pour nous rappeler la gravité de la maladie. Entendre des récits de rétablissement nous donne de la gratitude et de l’espoir et nous rappelle que la dépendance alimentaire ne doit plus être notre première réaction à la vie.
3. Mettre fin à l’isolement. Comme dépendants alimentaires, nous avons tendance à nous isoler. Les réunions en personne nous donnent l’occasion d’apprendre à connaître d’autres personnes et à se faire connaître. Pour avoir un sentiment d’appartenance à une réunion il faut faire partie de la réunion ; donc nous planifions d’arriver tôt et nous levons la main pour partager. Nous faisons un effort pour parler aux autres–surtout les nouveaux ou ceux et celles qui sont seuls–avant et après la réunion et durant la pause.
4. Partager l’expérience. L’histoire de chaque personne en matière de dépendance et de rétablissement est unique. Nous rendons service lors de nos réunions en partageant notre propre histoire. Qu’est-ce que la nourriture nous a fait ? Comment avons-nous touché le fond ? Qu’est-ce qui nous aide à rester abstinents aujourd’hui ? Si nous sommes honnêtes et que nous essayons d’être utiles, ce que nous disons et la manière dont nous parlons suffisent. En nous rappelant que nous ne sommes pas des acteurs ou des guides, nous parlons du fond du coeur, sans notes. La sincérité et l’honnêteté comptent plus que l’intelligence et le charisme.
5. Être présent. Nous avons la chance de pouvoir organiser des réunions en personne, par vidéo ou par téléphone. Participer sans distraction nous permet d’être pleinement présents et de profiter d’un répit par rapport aux préoccupations extérieures.
6. La force du mouvement. « Le simple fait de vous retrouver avec des hommes et des femmes qui ont découvert le moyen de s’en sortir vous donne un sentiment de sécurité. Vous écoutez les conférenciers, vous parlez à d’autres membres et vous êtes imprégnés par l’atmosphère de confiance et d’espoir que vous trouvez dans la salle ». (Vingt-quatre heures à la fois. 23 mars)
Téléphone
La dépendance alimentaire est une maladie de l’égocentrisme et de l’isolement ; or, nous nous servons du téléphone chaque jour pour rejoindre d’autres membres FA. Nous commençons à nous engager à appeler notre parrain ou notre marraine chaque jour. En téléphonant aux autres durant la journée, nous partageons notre espoir, et si nous avons besoin d’aide, nous le demandons. Surtout, nous appelons si nous sommes tentés de prendre notre première bouchée compulsive.
1. Le téléphone et non la nourriture. Que faire lorsque nous sommes saisis par une frénésie alimentaire ou si nous ressentons la dépression qui nous poussait d’habitude à manger ? Des membres FA peuvent toujours nous aider, et il suffit d’un coup de fil pour les rejoindre.
2. Créer un réseau. En utilisant le téléphone régulièrement, nous perdons notre sentiment de solitude et créons un réseau de gens avec qui nous nous sentons à l’aise de parler. Le téléphone est une puissante source d’aide quand nous sommes bouleversés ou confus, mais si nous ne connaissons personne, nous ne l’utiliserons pas quand nous en aurons besoin.
La plupart d’entre nous se fixent pour objectif de contacter plusieurs membres de FA chaque jour. Si nous ne savons pas quoi dire, nous pouvons demander comment va l’autre personne ou lui demander de parler de son histoire de dépendance à la nourriture.
3. Apprendre à faire confiance. Quand nous sommes nouveaux à FA, le fait d’appeler un membre que nous ne connaissons pas nous met mal à l’aise. Au début, nous nous inquiétons de déranger l’autre, mais d’habitude, les deux membres se rendent service. Chaque appel rend le suivant plus facile, et nous comprenons bientôt la valeur de cet outil.
4. Suggestions pratiques. Nous utilisons le téléphone pour toutes sortes de questions ou préoccupations. Nous avons demandé aux gens comment ils intègrent les appels téléphoniques dans leur quotidien, comment ils mettent en pratique leur moment de calme ou comment ils préparent leur nourriture. Nous avons reçu de l’aide quand nous étions ébranlés par une frénésie alimentaire, ou que nous ne savions pas comment gérer un repas-partage avec des amis, ou comment parler de nos besoins à l’hôte d’un dîner formel, ou comment planifier nos repas en vue d’un vol transcontinental. Afin de recevoir des suggestions pratiques dans FA, il suffit de le demander.
Anonymat
L’anonymat est le fondement spirituel de notre programme. Nous n’avons pas peur d’admettre notre propre dépendance, mais au niveau public, nous protégeons le programme en cachant complètement nos noms et visages. L’humilité est essentielle à notre rétablissement. Aucun membre ne devrait jamais être vu comme représentant la communauté FA dans son ensemble. Dans le cadre du programme, nous venons en aide à autrui mais nous nous abstenons du commérage et ne révélons pas l’adhésion de quiconque à FA sauf la nôtre. Chacun a son histoire à révéler.
1. Protéger le programme. Si nous révélons publiquement que nous sommes membres de FA et que nous rechutons, le public peut supposer que le programme a échoué, sans comprendre que nous n’avons pas mis en pratique le programme. Pour protéger FA dans son ensemble, nous ne révélons pas nos noms et nos visages dans la presse, les médias sociaux, la radio ou la télévision. Cependant, partager humblement et individuellement notre appartenance à FA avec nos familles, nos amis, nos médecins, notre clergé et nos employeurs n’est pas une rupture de l’anonymat.
2. Anonymat et confidentialité. Nous essayons de ne pas confondre les principes d’anonymat et de confidentialité. Les deux sont importants et essentiels à notre rétablissement. Pour maintenir la confidentialité, nous ne partageons pas les détails de nos appels téléphoniques avec d’autres membres FA, ni ne répétons le contenu d’un partage entendu lors d’une réunion. Nous respectons la vie privée des membres FA. Pour maintenir l’anonymat, nous veillons à ne pas révéler l’appartenance d’une autre personne à FA. Si quelqu’un à l’extérieur de notre fraternité nous demande comment nous connaissons un autre membre FA, nous pourrions répondre que « nous nous sommes rencontrés par le biais d’amis communs ». L’anonymat ne devrait par contre pas être un enjeu quand nous référons un membre FA à un autre. Nous encourageons les membres à tendre la main à d’autres personnes en difficulté, sans préciser pourquoi.
3. L’humilité en action. « Rappelons-nous toujours que l’anonymat - ne prend aucun crédit pour notre rétablissement ou celui d’autres membres - est l’humilité à l’oeuvre. » (Les Douze Traditions illustrées). Chaque fois que nous parlons humblement en public en tant qu’individu plutôt qu’en tant que représentant de FA, nous embrassons l’anonymat. Chaque fois que nous aidons un autre dépendant alimentaire sans nous en attribuer le mérite, nous reconnaissons que nous dépendons d’une puissance supérieure à la nôtre.
4. Les principes au-dessus des personnalités. Chaque membre FA, peu importe le montant d’abstinence ou des postes de service occupés, doit demeurer « un parmi tant d’autres » afin de rester en rétablissement. Il n’y a pas d’experts, de gourous, de fondateurs ou de stars dans FA.
5. Le Crosstalk. Nous pratiquons l’anonymat durant nos partages en réunion en nous concentrant sur notre propre expérience plutôt qu’en faisant des commentaires sur ce que d’autres ont dit, ou même en faisant l’éloge de ceux-ci. L’anonymat de chacun est préservé et la réunion centrée sur les nouveaux arrivants lorsque nous partageons nos histoires personnelles, en nous limitant à notre propre expérience et en utilisant des phrases en « je ».
Publications
Nous étudions les publications approuvées par la Conférence FA pour renforcer et revigorer notre programme. Quand nous lisons ces textes quotidiennement, ils impriment en nous les vérités fondamentales que nous avons reconnues comme essentielles à notre rétablissement. La littérature est un outil toujours disponible qui nous donne un aperçu de notre problème, la force d’y faire face et l’espoir qu’il existe une solution pour nous.
1. Méditations sur le rétablissement. Nous lisons le Vingt-quatre heures à la fois ou les Réflexions quotidiennes quand nous nous levons, et lisons une page ou deux du gros livre des Alcooliques anonymes avant de nous coucher. Cette pratique nous aide à commencer chaque journée avec espoir et à la terminer avec foi et gratitude. Au début, nous trouvons étrange de lire sur l’alcool, mais nous apprenons bientôt que les dépendants alimentaires et les alcooliques ont la même maladie, la dépendance. Même si nous connaissons d'autres livres de méditation, la plupart d'entre nous se concentrent sur le Vingt-quatre heures à la fois ou les Réflexions quotidiennes afin de pouvoir se souvenir d'une partie de ce qu'ils ont lu et de l'appliquer au cours de la journée.
2. Le livre de FA. Plusieurs membres de FA prennent l'habitude de lire le livre Dépendants alimentaires en rétablissement anonymes ; cela nous aide à mieux comprendre la spécificité de notre maladie et du rétablissement.
3. De l’aide prêt à emporter. Les dépliants FA, le Juste pour aujourd’hui, les enregistrements audios des qualifications FA et le magazine Connection sont faciles à emporter ou à télécharger. Plusieurs membres lisent une de ces publications ou écoutent un enregistrement quand ils ont une minute de libre ou quand ils se sentent inquiets ou stressés. Ces ressources sont disponibles quand nous ne pouvons assister à une réunion ou ne pouvons faire d’appels.
L’écriture
L’écriture est un outil indispensable pour maintenir notre abstinence, et travailler les douze étapes. Nous écrivons notre plan alimentaire chaque jour et nous nous engageons à le respecter auprès de notre parrain ou notre marraine. Lorsque nous sommes stressés ou préoccupés, écrire nous aide à voir avec plus de clarté les situations, ainsi que les actions à prendre.
1. Plan alimentaire quotidien. Chaque jour, nous prenons quelques instants pour écrire notre programme alimentaire pour le lendemain, en vérifiant que nous avons sous la main les aliments que nous choisissons. En mettant ce plan sur papier, nous nous engageons à accepter les limites de notre abstinence et nous gagnons en sérénité.
2. Clarté. Lorsque nous sommes confus ou contrariés, nous sommes nombreux à trouver que le fait d’écrire une lettre à notre Puissance supérieure nous permet de mieux comprendre les situations ou les émotions difficiles. Nous prenons un moment de calme, demandons à notre Puissance supérieure de nous éclairer et commençons à écrire librement. Nous sommes souvent surpris des résultats. Un stylo et du papier peuvent s’avérer plus utiles qu’un clavier.
3. Le magazine Connection. Quand nous obtenons 90 jours d’abstinence, nous pouvons écrire nos histoires dans Connection, le magazine de FA.
Moment de calme
Pour maintenir notre abstinence, nous devons apprendre à compter sur une puissance supérieure à nous même. Nous mettons de côté un moment de 30 minutes chaque jour pour nous asseoir tranquillement et nous détendre. Pendant ce moment, avec notre puissance supérieure, nous sommes à l’écoute, recherchant la perspective, la sérénité, et la force qui nous permettront de rester abstinents et de faire face sainement aux défis et aux joies de la journée.
1. Garder ça simple. Durant les moments de calme, le terme utilisé par FA pour indiquer une méditation, nous relaxons notre corps et notre esprit. Certains membres trouvent utile de se concentrer sur la respiration, de répéter un mot ou une courte prière en silence, ou de penser à une phrase du Vingtquatre heures à la fois ou des Réflexions quotidiennes.
2. Discipline quotidienne. Nous essayons de prendre un moment de calme tous les jours à la même heure, d’habitude le matin. Avec le temps, la discipline devient plus facile et nous avons hâte au moment de calme, centré sur soi.
Nous y consacrons une demi-heure sans interruption, car il faut parfois presque autant de temps pour calmer notre corps et arrêter la course de notre esprit. Si nécessaire, nous profitons d’un temps de calme supplémentaire plus tard dans la journée.
3. Distractions. L’expérience nous a démontré que nous devons éviter toute distraction afin de pouvoir bénéficier pleinement de notre moment de calme—pour entamer un contact spirituel avec notre Puissance supérieure. Nous choisissons un endroit où nous pouvons nous asseoir sans interruptions. Nous mettons nos téléphones en mode silencieux. Nous fermons les yeux. Nous nous détendons et essayons de laisser aller la planification, les listes de tâches et les inquiétudes.
4. Cultiver la patience. Personne n’atteint un moment de calme parfait chaque jour. Nos parrains et marraines, ainsi que les membres plus expérimentés de FA, nous encouragent à ne pas abandonner ni à nous auto-critiquer quand notre pensée est occupée ou notre corps est agité.
5. Rechercher la sérénité. Le Vingt-quatre heures à la fois nous rappelle que « Ce n’est que dans le calme et la sérénité que vous pouvez faire un bon travail. Les bouleversements émotifs vous rendent incompétent. » (Vingt-quatre heures à la fois. 17 mars). Le moment de calme nous aide à porter le monde comme un vêtement ample et à faire face aux défis de la vie.
6. La Puissance supérieure. Durant nos moments de calme quotidiens, nous bâtissons graduellement une relation avec Dieu tel que nous le concevons. « Chaque matin, vous essayez de consacrer un moment paisible à la prière et vous commencez à vous sentir plus fort, comme si vos prières étaient exaucées. Alors vous en venez peu à peu à croire qu’il doit y avoir une Puissance supérieure extérieure à vous dans le monde, qui est plus forte que vous et vers laquelle vous pouvez vous tourner pour obtenir de l’aide. » (Vingt-quatre heures à la fois. 25 mars).
Gratitude
La dépendance à la nourriture est une maladie de la pensée négative. Une abstinence heureuse dépend de notre volonté à remplacer les pensées et sentiments négatifs par des pensées de reconnaissance. Par le passé nous pensions que la gratitude était un sentiment, mais dans ce programme, nous la pratiquons comme une action.
1. Choisir la gratitude. Nous constatons que les actions de gratitude entraînent des sentiments de gratitude. Dans le rétablissement, nous avons le choix. Nous n’oublions jamais à quel point nous sommes reconnaissants d’être libérés de la compulsion alimentaire, et nous découvrons rapidement qu’il y a une raison d’être reconnaissant dans tout ce qui se passe chaque jour. Lorsque la vie paraît difficile, nous pouvons changer d’attitude en cherchant ce qu’il y a de bon, même dans les défis les plus ardus. Rédiger une liste de gratitudes c’est toujours utile.
2. Le jour et la nuit. Nous commençons chaque jour et finissons chaque soir en remerciant notre Puissance supérieure pour notre abstinence. Peu importe ce qui s’est passé, l’abstinence est un cadeau, un jour abstinent est un jour merveilleux.
3. La gratitude exige du temps et de la pratique. Certains d’entre nous ont l’habitude de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Nous ne pouvons pas nous attendre à une transformation instantanée, mais si nous voulons rester abstinent, nous devons faire l’effort de changer. Le Vingtquatre heures à la fois nous rappelle que « Remercier Dieu est une pratique journalière qui est absolument nécessaire. Si une journée ne s’écoule pas dans la reconnaissance, il faut reprendre cette pratique jusqu’à ce que la gratitude se réinstalle » (Vingt-quatre heures à la fois. 22 janvier). Essayez de remplacer les pensées négatives par des pensées positives pendant une journée et voyez ce qui se passe. L’action positive change tout. (Positive Action Changes Everything, PACE.)
Service
Nous rendons service en restant abstinent. L’abstinence nous libère de la compulsion et de l’obsession de la nourriture afin que nous puissions être disponibles pour autrui. Le service qui atteint une personne souffrante ajoute à la qualité de notre propre rétablissement. On nous promet une vie utile, saine et heureuse grâce au travail des douze étapes. Le service réalise cette promesse.
1. Le service commence avec l’abstinence. Avant de pouvoir aider quelqu’un d’autre, nous devons prendre soin de nous-même. L’abstinence est notre forme de service la plus fondamentale. Un jour à la fois, l’abstinence nous donne la force spirituelle, la stabilité, et la clarté dont nous avons besoin pour aider d’autres dépendants alimentaires, et à être disponible pour nos familles, nos amis et notre communauté.
2. Le parrainage. Lorsque nous obtenons six mois d’abstinence, nous pouvons rendre ce que nous avons reçu. En signe de reconnaissance pour nos parrains et marraines, nous réservons du temps pour prendre les appels des filleuls. Nous sommes privilégiés de pouvoir les guider dans leur rétablissement, tout comme nous avons été guidés dans le nôtre. Nos parrains et marraines nous aident à apprendre comment transmettre le programme de FA.
3. Service aux réunions. Nous fournissons un service essentiel à FA en faisant tout notre possible pour accueillir tout le monde dans nos réunions, en particulier les nouveaux venus et ceux qui reviennent. Pendant les pauses, nous les encourageons à poser des questions et nous partageons notre propre expérience du rétablissement. Nous veillons à ce que chacun ait accès aux parrains et marraines disponibles ainsi qu’à la liste téléphonique de la réunion.
4. Tout le monde peut donner. Tout service rendu à un membre qui souffre contribue à la qualité de notre propre rétablissement. Nous faisons ce que nous pouvons quand nous le pouvons. Partager durant les réunions, assister à des réunions d’affaires, et soutenir FA aux niveaux local, régional et des Services généraux, nous permet de rendre ce que nous avons si généreusement reçu. Et le service, c’est amusant !
5. Le service préserve notre abstinence. « Cependant, nous ne pouvons compter uniquement sur la foi. Le service est nécessaire. Nous devons faire cadeau de cette foi si nous voulons la conserver… Rendre service aux autres donne de la valeur à notre existence » (Vingt-quatre heures à la fois. 16 juin). Pour notre survie et pour la survie de FA, nous devons participer pleinement au programme. Plus nous donnons, plus nous recevons: nous devenons plus forts dans notre abstinence et plus heureux dans nos vies.
Conclusion
Nous utilisons ces outils pour vivre les Douze Étapes. Pour rester abstinent, nous confions notre volonté et notre vie à notre Puissance supérieure. Nous pratiquons l’honnêteté avec notre parrain ou notre marraine, et nous rendons service aux autres au moyen des appels téléphoniques et des réunions. Nous recherchons un contact régulier avec notre Puissance supérieure par l’écriture et nos moments de calme, et nous pratiquons l'anonymat. La gratitude joyeuse est le cadeau de l'abstinence.
« Vous pouvez atteindre le développement spirituel en persévérant tous les jours dans la vie que vous croyez que Dieu veut que vous viviez. Comme l’érosion graduelle d’une roche par les gouttes d’eau qui tombent sans relâche, ainsi votre persévérance jour après jour éliminera toutes les difficultés et vous assurera le succès sur le plan spirituel. Que votre persévérance quotidienne ne vacille jamais. Allez de l’avant avec audace et sans peur. Dieu vous aidera et vous fortifiera du moment que vous essayez d’accomplir Sa volonté » (Vingt-quatre heures à la fois. 25 mars).
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